L’ostéopathie Pédiatrique
 
 
Le développement de l’ostéopathie en France est une réalité qui a été confirmée par la loi sur l’ostéopathie et ses décrets d’application, certes insuffisants mais qui sont un premier pas de reconnaissance de l’apport bénéfique de l’ostéopathie en France.

Cependant, la réglementation de l’ostéopathie en France a exclu du champ de compétence des ostéopathes non médecins le traitement des enfants de moins de 6 mois, sauf certificat de non contre-indication médicale. Aucun élément ne vient justifier cette position.L’ostéopathie se présente comme une approche globale de la santé de première intention et elle ne saurait exclure de son champ d’application ces moments essentiels pour la bonne santé de la vie entière.

Le raisonnement ostéopathique commence par rechercher les causes des troubles ou dysfonctions dont souffrent les patients. Chronologiquement, beaucoup de problèmes démarrent pendant la vie intra-utérine, la naissance et la petite enfance.

En termes de santé publique, la prise en compte de l’ostéopathie périnatale et pédiatrique est une source d’économies et une base de santé préventive essentielle ; peu d’évaluations ont été encore réalisées

Enfin, il n'existe pas de travaux de recherche français dans des publications reconnues dans le monde scientifique sur l'apport de l'ostéopathie chez les enfants.

Donc, des enseignements post gradués ont vu le jour en France, sans réelle évaluation ni certificat. Roselyne Lalauze-Pol a la première, insisté sur la nécessité d’instaurer une capacité en ostéopathie pédiatrique

En Grande Bretagne[2] puis en Allemagne[3], une formation au DPO (diplôme pédiatrique ostéopathique) ont été organisées sur 400 heures dont 160 heures de clinique (pratique) avec des ostéopathes déjà qualifiés. En GB, le diplôme a été agréé par l'Université de Bedfordshire et devient un Master en ostéopathie pédiatrique.
 
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